29 juin 2009
douceur de tétée
Allaitement à 4 mois - photo pour le concours de So Chic Kidz.
24 avril 2009
La tétée chez une presque trois ans sevrée depuis quelques mois ...
Ornella retète un peu en ce moment (elle a arrêté de téter à 2 ans et demi, elle va avoir 3 ans dans 15 jours), parfois elle me demande tout doucement si elle peut téter, ou bien n'ose pas demander mais regarde bizarrement mes tétées genre "je peux" alors je lui demande si elle veut téter et là elle est très contente ! Elle pose simplement sa bouche et dix secondes après, c'est fini. Elle a déjà oublié ... Depuis quelques jours, elle reprend un tout petit mouvement de succion (aie bobooooooooo je suis pu habituée!), mais cela a suffit à faire venir un peu de lait, (ça peut être du colostrum ou pas ? il est jaune et en toute petite quantité).
"Oh maman, y'a du lait, c'est pas bon !"
Ingrate !! En plus, elle fait une fixette sur les biberons (joujous selon où l'on va) alors qu'elle n'en a jamais eu un !
Mais bon, elle est très contente de pouvoir "téter" un peu, juste faire semblant, elle est ravie de se remémorer ces moments là on dirait. Moi je suis très contente aussi, ça apaise un peu mon sentiment négatif au moment de la fin de l'allaitement (un peu précipité dû à mes douleurs, j'en ai déjà parlé sur le blog).
Ornella 4 mois
07 mars 2009
"Ne tape pas !" : logique ... uniquement si je ne tape pas moi-même !
J'ai déjà évoqué plusieurs fois sur ce blog nos choix éducatifs, que l'on peut résumer par le terme "maternage proximal" - éduquer son enfant en étant à l'écoute de ses besoins physiologiques et psychiques les plus primaires : dormir avec lui, l'allaiter jusqu'au sevrage naturel, le porter en écharpe, ne pas donner de fessées ou tapes, l'accompagner dans ses pleurs, communiquer de façon non violente ...
Ici, par exemple, je parlais de mon choix évident de non-fessée. Pour moi, c'est juste impensable de recourir à la fessée ou aux tapes par choix éducatif, pour moi, c'est juste pas logique du tout. Et puis après j'ai carrément découvert que cela avait des repercussions sur le cerveau (physiquement et psychologiquement). J'avais envie aujourd'hui de relayer le message de Caro, des "p'tits lapins, une copine (vous la reconnaitrez, c'est elle qui a fait le GRR à Ornella et à sa poupée Victoria) qui a fait les mêmes "choix" que nous, je mets "choix" entre guillemets, car en fait, j'ai pas vraiment CHOISI de faire comme ça, ça s'est imposé à moi, en devenant maman.
05 janvier 2009
Dernières photos d'allaitement ...
Prises le 30 décembre 2008, pour une mini-tétée calin. La poulette ne sait déjà plus téter ! Mais elle était contente comme tout - pi moi aussi, ça se voit sur les photos je crois - (enfin à la fin on voit que nos photos la saoulent un peu !). Je lui ai proposé cette ultime tétée (alors que pas de tétée depuis quelques semaines) parcequ'elle venait de vomir son repas (une spaghetti a gêné son délicat palais), elle était toute pas bien et m'a fait un calin en position tétée alors j'ai proposé !

La poulette, 32 mois
la maman 29 ans (quoi, on s'en fout ?)
Puisqu'on parle d'allaitement, ma cops Natacha (merci !) m'a envoyé ce lien : Facebook critiqué pour avoir retiré des photos d'allaitement. Je suis bien d'accord avec la fin de l'article ... Pour ma part, j'ai toujours fait attention à ne pas montrer mon sein sur les photos, parceque je suis plutôt complexée par mon surpoids et le changement d'apparence de mon corps après la grossesse (seins, ventre etc...), mais les photos où l'on voit un peu plus ne me choquent pas : un sein est nourricier, et il ne doit pas se soumettre aux dictats de la société actuelle (le sein uniquement sexuel).
15 décembre 2008
Voilà, c'est fini .........
La première année d'allaitement de la poulette (4, 5, 9, et 12 mois)
Ca y'est, c'est la fin de notre allaitement. Ornella n'a pas tété depuis dix jours, bon si je proposais elle accepterait encore, mais je n'y tiens pas : et si elle y reprenait trop goût et que je sois ensuite obligée de refuser (à cause de mes douleurs) et de lui faire alors de la peine ?
*** 31 mois d'allaitement ***
Une très très grande téteuse jusque deux ans, puis de moins en moins, par ma demande, jusqu'à arriver à deux ou trois tétées par semaine les trois derniers mois.
Je garde tout de même, à côté de moments forts, tendres ("calin tété, bisous tété"), et rigolos (ces derniers temps, c'est drôle, elle me dit qu'il n'y a plus vraiment de lait : "ça marche pas !" d'un ton surpris), un goût amer de la fin, en fait depuis ses deux ans, donc depuis plus de six mois, à cause des douleurs qui m'ont obligé à refuser plus que je ne l'aurais fait (je cadrais parfois, cependant, depuis ses 18 mois environ, il s'agissait effectivement d'allaitement à l'amiable - j'en parlais ici cet été - et non plus à la demande , il était hors de question qu'elle demande la tétée sans être polie, ou bien juste après une bêtise ... comme toute autre demande d'ailleurs ; il s'agit d'éducation !). Alors que j'avais vécu deux ans d'allaitement plutôt sans douleurs (hormi un épisode en début d'allaitement). J'ai tous les mois depuis sa naissance, été a des réunions LLL, j'ai vu en plus, pour mes douleurs, une consultante en lactation, bref je n'ai pas vraiment trouvé comment faire pour que les douleurs s'en aillent, à part espacer les tétées quand Ornella le voulait bien. Avec le temps, elle réclamait moins.
Ornella parle beaucoup de l'allaitement ("le bébé il va téter sa maman", "oh c ornella qui tète sa maman" quand elle voit une photo de notre allaitement), de mes tétés ("calin et bisou aux tétés"). Elle est heureuse quand elle parle de ça, j'ai le coeur qui chavire à chaque fois !
Elle a fait beaucoup de concessions, pour moi, elle savait que j'avais mal, et acceptait avec grande gentillesse mes refus, mais avec une petite mine peinée tout de même parfois. J'avais rêvé meilleure fin, mais je ne peux pas réécrire l'histoire.

La poulette qui tète, à deux ans
29 octobre 2008
Toujours accro au portage de poupée !
Storchenwiege pour poupée
23 octobre 2008
Dérogation scolaire ...
Grosse grosse grosse déception, ma mairie n'autorise plus de dérogation scolaire pour la maternelle et la primaire. Donc Freinet c'est foutu. Autant vous dire que j'ai le moral a zéro :(
EDIT : pour vous répondre : la carte scolaire a été assouplie pour le secondaire, mais pas pour le primaire .... De plus, je tiens l'info du refus de la mairie depuis cette année, de la part de Freinet même (école primaire, qui a du fermer une classe) ... et ils n'y peuvent rien ....
EDIT 2 : a priori c'est encore possible ! Encore une énième version, mais ça donne un espoir ! Il s'agissait de la secrétaire de la mater ! Mais que pour les gens de la ville, pu du tout d'extérieur à la ville par contre, ça c'est sûr. Il faut une bonne lettre de motivation à la mairie puis c'est discuté en comission. J'attends de plus amples informations auprès de la directrice et des instits de la mater, la semaine prochaine. Bon c'est à n'y plus rien comprendre, pourtant on ne tient pas ces infos de "on dit" ! C'est rageant ce doute!
02 septembre 2008
Notre choix pour l'école Freinet - Par le papa de la poulette
C'est la rentrée des classes ! Bon, pour la poulette ça sera en 2009, mais comme je vous l'avais promis, voici l'article du papa de la poulette concernant les écoles Freinet, notre choix.
Pourquoi une autre pédagogie ?
Alors déjà avant de parler de la pédagogie Freinet, on peut se poser la question du pourquoi chercher ailleurs alors que tant d'enfants vont à l'école classique et s'en sortent honorablement. Certes... mais cela n'empêche pas que l'école classique a certains défauts (globalité de la classe et peu d'individualisation par exemple, punitions etc ...) qui sont plus ou moins gênants, ce qui donne envie d'aller voir un peu ailleurs ce qui se fait. J'ai aussi une expérience personnelle de la maternelle (où j'ai été pris à parti par la directrice sans aucune raison) qui me fait penser que cette étape est vraiment très importante dans le développement d'un enfant.
Pourquoi Freinet et pas Steiner ou Montessori ?
Là en fait la réponse est assez simple dans notre cas. En considérant uniquement le côté faisabilité, la seule solution est d'aller dans une école Freinet. Les autres sont soit trop loin, soit inaccessibles financièrement ... Ou encore loin de nos aspirations (Cf articles sur Steiner là et là). Au final (vous comprendrez en lisant la suite), je pense que j'aurais choisi Freinet même si j'avais eu le choix entre ses trois écoles alternatives (si elles étaient toute gratuites et en face de chez moi). Nous parlerons de Montessori dans un autre article, après notre visite dans l'école.
Freinet c'est qui ?
En fait l'histoire de la pédagogie est surprenante. Célestin Freinet (1896-1966) a participé à la guerre de 14-18 et en ai ressorti invalide à 70 % (suite à une blessure aux poumons). En 1917, il a ainsi été nommé comme instituteur dans une école (il avait entamé avant la guerre des études pour l'être). Il s'est rapidement rendu compte qu'il ne pourrait pas enseigner de manière traditionnelle. Il s'est alors dit que si les élèves pouvaient participer à leur enseignement, cela deviendrait beaucoup plus intéressant d'enseigner et la motivation des élèves en seraient décuplée. En donnant des tâches qui ont du sens et qui donnent envie, les élèves s'avèrent plus consciencieux et plus attentifs.
La pédogagie Freinet c'est quoi ? (extraits tirés de ekopedia)
En voici ses valeurs, résumées en 30 "règles" appliquées dans les écoles Freinet :
* Invariant n° 1 : L'enfant est de la même nature que nous.
* Invariant n° 2 : Être plus grand ne signifie pas forcément être au-dessus des autres.
* Invariant n° 3 : Le comportement scolaire d'un enfant est fonction de son état physiologique, organique et constitutionnel.
* Invariant n° 4 : Nul - l'enfant pas plus que l'adulte - n'aime être commandé d'autorité.
* Invariant n° 5 : Nul n'aime s'aligner, parce que s'aligner, c'est obéir passivement à un ordre extérieur.
* Invariant n° 6 : Nul n'aime se voir contraint à faire un certain travail, même si ce travail ne lui déplaît pas particulièrement. C'est la contrainte qui est paralysante.
* Invariant n° 7 : Chacun aime choisir son travail, même si ce choix n'est pas avantageux.
* Invariant n° 8 : Nul n'aime tourner à vide, agir en robot, c'est-à-dire faire des actes, se plier à des pensées qui sont inscrites dans des mécaniques auxquelles il ne participe pas.
* Invariant n° 9 : Il nous faut motiver le travail.
* Invariant n° 10 : Plus de scolastique.
* Invariant 10 bis : Tout individu veut réussir. L'échec est inhibiteur, destructeur de l'allant et de l'enthousiasme.
* Invariant 10 ter : Ce n'est pas le jeu qui est naturel à l'enfant, mais le travail.
* Invariant n° 11 : La voie normale de l'acquisition n'est nullement l'observation, l'explication et la démonstration, processus essentiel de l'Ecole, mais le Tâtonnement expérimental, démarche naturelle et universelle.
* Invariant n° 12 : La mémoire, dont l'Ecole fait tant de cas, n'est valable et précieuse que lorsqu'elle est vraiment au service de la vie
* Invariant n° 13 : Les acquisitions ne se font pas comme l'on croit parfois, par l'étude des règles et des lois, mais par l'expérience. Étudier d'abord ces règles et ces lois, en français, en art, en mathématiques, en sciences, c'est placer la charrue devant les boeufs.
* Invariant n° 14 : L'intelligence n'est pas, comme l'enseigne la scolastique, une faculté spécifique fonctionnant comme en circuit fermé, indépendamment des autres éléments vitaux de l'individu
* Invariant n° 15 : L'École ne cultive qu'une forme abstraite d'intelligence, qui agit, hors de la réalité vivante, par le truchement de mots et d'idées fixées par la mémoire.
* Invariant n° 16 : L'enfant n'aime pas écouter une leçon ex cathedra
* Invariant n° 17 : L'enfant ne se fatigue pas à faire un travail qui est dans la ligne de sa vie, qui lui est pour ainsi dire fonctionnel.
* Invariant n° 18 : Personne, ni enfant ni adulte, n'aime le contrôle et la sanction qui sont toujours considérés comme une atteinte à sa dignité, surtout lorsqu'ils s'exercent en public.
* Invariant n° 19 : Les notes et les classements sont toujours une erreur.
* Invariant n° 20 : Parlez le moins possible
* Invariant n° 21 : L'enfant n'aime pas le travail de troupeau auquel l'individu doit se plier comme un robot. Il aime le travail individuel ou le travail d'équipe au sein d'une communauté coopérative
* Invariant n° 22 : L'ordre et la discipline sont nécessaires en classe.
* Invariant n° 23 : Les punitions sont toujours une erreur. Elles sont humiliantes pour tous et n'aboutissent jamais au but recherché. Elles sont tout au plus un pis-aller.
* Invariant n° 24 : La vie nouvelle de l'École suppose la coopération scolaire, c'est-à-dire la gestion par les usagers, l'éducateur compris, de la vie et du travail scolaire.
* Invariant n° 25 : La surcharge des classes est toujours une erreur pédagogique.
* Invariant n° 26 : La conception actuelle des grands ensembles scolaires aboutit à l'anonymat des maîtres et des élèves; elle est, de ce fait, toujours une erreur et une entrave.
* Invariant n° 27 : On prépare la démocratie de demain par la démocratie à l'École. Un régime autoritaire à l'École ne saurait être formateur de citoyens démocrates.
* Invariant n° 28 : On ne peut éduquer que dans la dignité. Respecter les enfants, ceux-ci devant respecter leurs maîtres est une des premières conditions de la rénovation de l'École
* Invariant n° 29 : L'opposition de la réaction pédagogique, élément de la réaction sociale et politique est aussi un invariant avec lequel nous aurons, hélas! à compter sans que nous puissions nous-mêmes l'éviter ou le corriger.
* Invariant n° 30 : Il y a un invariant aussi qui justifie tous nos tâtonnements et authentifie notre action: c'est l'optimiste espoir en la vie.
En résumé
- Du point de vue de l'enfant (la personne), la pédagogie Freinet est basée sur:
* des valeurs de respect de soi-même, des autres et de l'environnement, des valeurs de justice, de démocratie (prise de décisions), un grand sens de la collaboration et du travail en équipe sans brimer le développement personnel ;
* la capacité à savoir s'organiser, planifier, s'autoévaluer et évaluer les autres, utiliser la curiosité dans l'apprentissage.
- Du point de vue des parents et enseignants, la pédagogie Freinet :
* permet de réduire au minimum le matériel d'apprentissage en puisant la matière pédagogique dans le quotidien, au travers des intérêts naturels (curiosité) de l'enfant.
* les incite à intervenir le moins possible.
Ce que le papa de la poulette en pense...
Je ne parlerais pour le moment que de la maternelle, car c'est ce qui me concerne directement. J'ai pu visiter une école maternelle, rencontrer des parents d'élèves, parler avec la directrice, discuter avec des gens proches de cette école. Ils en parlent toujours en positif.
Ce que j'en ai retenu porte sur plusieurs points :
- Le respect de la personne : Si l'on reprend les 30 invariants, on peut voir qu'il y en a certains qu'on aimerait tous voir appliquer à son travail ou même dans la vie courante ... ;) Ici, l'enfant est autant respecté qu'un adulte.
- L'autonomie : Tout est mis en oeuvre pour que l'enfant se sente bien dans l'école et qu'il est confiance en lui. Par exemple, alors que dans les écoles traditionnelles, l'enfant doit sortir accompagné pour aller aux toilettes, et donc souvent attendre ; à Freinet grâce au développement de l'autonomie de l'élève et la confiance qu'on lui porte, les explications lui sont fournies en début d'année (et consignées dans un cahier accessible à tous) pour qu'il puisse aller seul aux toilettes (halte aux rythmes : tous pipi à la même heure !!).
- L'écoute : Dans l'école où sera Ornella, chaque début de semaine, tous les élèves se retrouvent autour de l'enseignant et peuvent raconter ce qu'ils ont fait. Certains seront sûrement plus bavards que d'autres mais l'enseignant veillera à ce que chacun puisse s'exprimer et ainsi échanger ce qu'il a ressenti avec tous les autres élèves de la classe. Cette activité est de plus en plus reprise dans les écoles dites classiques, mais ceci n'est qu'un exemple de l'écoute de l'élève, qui est vraiment pris en considération.
- Pas de note, ni d'appréciation : Le classement entre les élèves crée des disparités, des clans, de la perte de confiance, de la crainte... autant de sentiments qui nuisent au développement de l'enfant. Mais alors comment être sur que l'enfant a compris ce qu'il lui a été enseigné ? Pour cela Freinet a crée des brevets (certains obligatoires d'autres facultatifs) mais le temps d'apprentissage n'est pas pris en compte. On laisse la possibilité à l'enfant de suivre son propre rythme. Il arrive d'ailleurs que des enfants se sache pas écrire en sortant du CP sans que cela inquiète l'équipe enseignante.
- L'implication des parents au sein de l'école : Une école Freinet est une école ouverte vers l'extérieur donc vers les parents. Déjà, il est possible de venir voir son enfant à la récréation si on le souhaite. A part ça en début d'année, on demande aux parents de devenir responsable d'une activité qui va de piscine à lecture en passant par la rénovation des jeux scolaires ou des bancs de l'école. Le parent n'est pas abandonné en dehors de la classe !!
- Les ateliers : On peut bien-sûr se demander comment se passe une journée de classe dans une école comme celle-ci. L'accent est mis sur la liberté des enfants mais une liberté organisée et ponctuée d'activités. Pour avoir plus d'infos à ce sujet, je vous conseille vivement de lire ce blog de l'école du Laveu.
- Une fois devenus « grands » : En parlant avec des parents qui ont (ou qui connaissent) des enfants étant sortis d'une école Freinet, ils racontent à quel point ils sont frappés par la curiosité intellectuelle de ceux-ci et aussi par leur surprenante capacité d'adaptation quel que soit le contexte.
- Les sorties : L'école Freinet ne vit pas refermée sur elle-même mais a vocation à s'ouvrir vers l'extérieur pour s'enrichir d'autres cultures. En petite section de maternelle, un voyage de trois jours est organisé sans les parents pour que l'enfant commence à découvrir le monde par lui-même. D'autres sorties sont aussi organisées tout au long de l'année scolaire.
- La visite de l'école : J'ai eu la chance de visiter une école Freinet. Pas une visite officielle, ni lors d'une porte ouverte. J'ai profité d'une occasion qui se présentait pour y entrer et voir les locaux. Cela ressemble globalement à une école maternelle habituelle où j'ai pu tout de même voir ce qu'ils appellent le petit musée (endroit où sont entreposées toutes sortes d'objets qui vont des ossements à des bouts de bois ou des pierres aux formes étranges ; un parent d'élève vient une fois par semaine expliquer un objet du petit musée). J'ai pu aussi apprécier la rencontre avec l'ex directrice (très ouverte) qui m'a expliqué certaines choses que vous pouvez lire ici. J'ai vu aussi que des parents d'élèves étaient là :lors de la recréation, les élèves ont pu voir leur parent et repartir jouer juste après. J'ai trouvé ça sympa de se dire que si on a envie, on peut venir voir l'enfant dans l'école sans que ça ne choque personne.
Enfin lors de mon départ, la secrétaire m'a fait une confidence en m'indiquant qu'elle ne travaillait dans cette école que depuis quelques mois, que son enfant était pour l'instant en école privée mais qu'elle allait s'empresser de le mettre ici tellement elle apprécie l'esprit de cette école.
Citations ... tirées de " Célestin Freinet, comment susciter le désir d'apprendre ? "
Cet instituteur reste avant tout un patricien qui cherche une méthode pour susciter la curiosité des élèves, pour les mobiliser, pour les motiver.
Il faut donner un sens au savoir par une activité collective mais il faut être attentif à la progression et aux apprentissages de chacun.
Il s'agit bien pour lui de faire naitre le désir de savoir, de créer des situations où les savoirs deviennent des réponses à des questions : motiver en proposant des tâches capables de mobiliser l'intérêt et l'énergie des élèves.
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L'avis de la maman de la poulette à pois :
J'aime beaucoup Freinet pour ces points : école laïque publique, respect de l'enfant (pas de punitions, pas de paroles blessantes), individualisation de l'apprentissage et des compétences, responsabilisation, investissement et intégration des parents, équipe pédagogique forcément très impliquée et passionnée.
23 août 2008
Dernière lecture d'été ...
Acheté chez Mr Gimblette (edit du 24 août : jusqu'au 15 septembre : -15% sur tout le site)
"Ce livre est un cadeau pour les millions de jeunes qui n'ont pas encore d'enfants. Un cadeau aussi et surtout pour tous les enfants à naître dont les parents auront eu la chance de le lire." Alice Miller.
Nous avons, le papa de la poulette et moi, dévoré ce livre. Je l'avais feuilleté lors de ma grossesse. Je n'avais pas besoin d'être convaincue que la fessée était néfaste, alors j'avais préféré lire d'autres livres, notamment sur l'allaitement. Aujourd'hui, les situations conflictuelles peuvent apparaître, et la fatigue aidant, certains jours ce n'est pas forcément l'envie qui manque de laisser sortir ma violence. Plus pour me défouler, que par conviction éducative, c'est certain !
En plus donc de rappeler les répercussions de la violence éducative sur le cerveau notamment, l'inefficacité (imitation de l'enfant par exemple), il conseille sur comment faire lors de situations à crises.
J'en profite pour vous donner nos deux livres préférés concernant le maternage :
21 juillet 2008
L'allaitement à l'amiable (2)
Je vous livrais il y a quelques jours mon témoignage sur l'allaitement long. Je n'avais pas pensé à aller voir sur le site de la LLL ce qu'ils écrivaient à propos du sevrage naturel, bien que je sache ou devine dans les grandes lignes ce que la LLL en pensait.
Extrait (citations extraites de ce lien puis AA n°50)
On ne fera que rappeler que toutes les études anthropologiques semblent indiquer que l'âge "naturel" pour le sevrage se situe entre 2 et 6 ans
[ …]
Cela dit, le sevrage naturel ne signifie pas que la mère nie ses propres besoins et limites, et ne fait rien pour influencer le cours du processus. On a pu décrire le sevrage naturel comme une danse complexe entre mère et enfant. Parfois l'enfant mène la danse, parfois c'est la mère, et parfois ils bougent en parfaite harmonie. Souvent, le sevrage naturel combine les suggestions de la mère pour des étapes dans le sevrage et le fait que l'enfant soit prêt à les accepter.
Envisager un sevrage naturel, c'est certes se lancer dans une aventure dont on ne sait ni quand ni comment elle se terminera. Ce qui peut être déstabilisant, voire angoissant. Mais c'est offrir à son enfant le cadeau magnifique d'une relation d'allaitement pleinement achevée, et en retirer soi-même un sentiment d'accomplissement ô combien précieux.

















