4mois5mois9mois12mois

La première année d'allaitement de la poulette (4, 5, 9, et 12 mois)

Ca y'est, c'est la fin de notre allaitement. Ornella n'a pas tété depuis dix jours, bon si je proposais elle accepterait encore, mais je n'y tiens pas : et si elle y reprenait trop goût et que je sois ensuite obligée de refuser (à cause de mes douleurs) et de lui faire alors de la peine ?

*** 31 mois d'allaitement *** 

Une très très grande téteuse jusque deux ans, puis de moins en moins, par ma demande, jusqu'à arriver à deux ou trois tétées par semaine les trois derniers mois.

Je garde tout de même, à côté de moments forts, tendres ("calin tété, bisous tété"), et rigolos (ces derniers temps, c'est drôle, elle me dit qu'il n'y a plus vraiment de lait : "ça marche pas !" d'un ton surpris), un goût amer de la fin, en fait depuis ses deux ans, donc depuis plus de six mois, à cause des douleurs qui m'ont obligé à refuser plus que je ne l'aurais fait (je cadrais parfois, cependant, depuis ses 18 mois environ, il s'agissait effectivement d'allaitement à l'amiable - j'en parlais ici cet été - et non plus à la demande , il était hors de question qu'elle demande la tétée sans être polie, ou bien juste après une bêtise ... comme toute autre demande d'ailleurs ; il s'agit d'éducation !). Alors que j'avais vécu deux ans d'allaitement plutôt sans douleurs (hormi un épisode en début d'allaitement). J'ai tous les mois depuis sa naissance, été a des réunions LLL, j'ai vu en plus, pour mes douleurs, une consultante en lactation, bref je n'ai pas vraiment trouvé comment faire pour que les douleurs s'en aillent, à part espacer les tétées quand Ornella le voulait bien. Avec le temps, elle réclamait moins.

Ornella parle beaucoup de l'allaitement ("le bébé il va téter sa maman", "oh c ornella qui tète sa maman" quand elle voit une photo de notre allaitement), de mes tétés ("calin et bisou aux tétés"). Elle est heureuse quand elle parle de ça, j'ai le coeur qui chavire à chaque fois !

Elle a fait beaucoup de concessions, pour moi, elle savait que j'avais mal, et acceptait avec grande gentillesse mes refus, mais avec une petite mine peinée tout de même parfois. J'avais rêvé meilleure fin, mais je ne peux pas réécrire l'histoire.

2008

La poulette qui tète, à deux ans